KKhuette's blog |
Repousser les remugles d?hier, nourrir pourtant profondément chevillée l?expérience, ses trois petites notes de musique qui s'en vont faire un tour et ses trois marches vers le noir, des mains interroger toujours la substance du noir.Savoir parce qu?on nous l?a dit qu?on va vieillir, pas mourir et retrouver la nécessité d?écrire pour évincer le flot d?images et de mots qu?on garde parce que dire c?est percer l?armure.Et toujours les mêmes thèmes, souffler dessus comme sur un pissenlit avec le v?u de ne pas les voir revenir.Ecrire pour se cacher derrière les mots
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Printemps
Un jour quelqu'un d'hierAttendra devant ma porteArrimé comme une raison de vivre
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Veille de printemps
Ces moments où on rentre chez soi ni comme ci ni comme ça, comme on peut, au radar, plongé dans une histoire sans passé, ni présent, juste le moment suspendu-substantiel, perte d?identité, du vécu, du rêvé, exit la pensée d?où on vient où on va, mais au creux du ventre des lueurs qui brûlent, braises de flammes. On se sent feu follet ou de paille, lancé en torche humaine dans une vie qu?à l?aune de sa vie on devine bien brève. Bolide lancé dans Paris. Embrasé, l?avenir éclaire les défis qu?on n?a pas su relever, ceux qu?on n?a pas su dire, ce qu?on a du
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Sieste
Poser la tête sur une pierre d'ombreNoyer le regard à une chapelle roseAu son lointain d'une tondeuseElaguer les souvenirsDélicatementComme on effeuille une roseEcouter mûrir les oliviers au cielZébré du ronronnement feutré de l'avionPanser quelques plaiesDélicatementA la plume d'une lumière sur sa peauRoseAu creux d'une bulle chaudeD'un après-midi méditerranéeNoyé de siesteS'absenter du mondeJuchée sur une secondeRose
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26 octobre - Mon père
J'ai écrit ce texte il y a quelques mois et comme j'ai peu de temps en ce moment pour en écrire de nouveaux...
Mon père ce sont mes traits, mes lèvres et deux sillons qui encadrent mon sourire.
Mon père ce sont mes emportements, l'intériorité magma, ma dureté affichée, mes jugements incisifs mais il faut bien trancher pour avancer.
Mon père s'il était un mot serait générosité.
Mon père c?est une famille romanesque digne des Rougon-Macquart.
Mon père c?est on prend les deux, à condition qu?on les appelle Chat et Pacha.
Mon père ce sont mes bleus de ciel, de mer, à l?
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13 mai- Vacance(s)
Il ne faudra pas revenirToutes les jolies chansons fleurent le souvenirVoguent nos corps au mondeDivaguent les âmes seulesAu coeur des rondes urbainesSe gavent de chaleurLes mots ont tari ta lueurSifflé ta présence évidence Nos phrases sans parolesDans des lits sans drapsLointaines danses follesSe ruent en ma mémoireComme dans un chapiteauEtoiles aux ciels des insomniesOh la belle bleue, oh la belle verteEn ma pupille les nuances de vos élansMon regard strates de vous et des tempsS'effile à la meule des hommesSe détourne de tous les néantsS'ouvre chaque matin quérir un jour nouveauLe
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9 avril
Je ne déclare pas ce blog ferméCar j'y reviendraiA ceux qui s'inquiètent: je vais bien mais...Comme beaucoup, j'ai un travailComme pour beaucoup, en ces temps, mieux vaut le garderUn peu.
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11 mars
J'extirperai l?intérieur de mon corps des estomacs graisseux de peurs et des coeurs galvaudés de roses. Extriperai par la bouche des tas d?organes ficelles en centaines de mots, cordes de l'anche d'un saxo et toutes les notes de ma vie, clés et bémols, sourdines ou fortissimo, s?accrocheront pauses et rondes à tous les atomes de mes tripes jusqu?à ma peau, tissus de mémoire ridés d?espoirs. Suffit que tu cognes ta tête au verre de mon existence pour me donner le la.
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23 février
Lorsque la pluie fine floute les contoursApaisant la danse et le tournis des heuresJe vous vois avancer frêle silhouette d?eauCette voix de coton où je tapis mes nuitsLa neige du matin qui cueille mon sommeilEmbrasent les mots en bribes que vous m'avez laissésEt vous n'êtes plus qu'un
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17 février
Une requête de l?absenceSilence sans appelsEn douceur tirer la porteDe l?appartement videSur les lattes de l?existenceMonologue ma mémoireCartons d?âmes fermésS'annonce l?heure de déménagerEt de remettre le piedA l?étrier du c?ur
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11 janvier - Laver
J?aimerais marcher dans ta chanson, laisser aller mes pensées le long de ses pulsations, s?il te plaît je voudrais aller à Bahia. A Bahia peut-être pas, plutôt la saison des pluies dans les rizières et tes eaux vagabondes. Au creux d?une nature moussée de vert, j?allongerai mon corps sur une planche de bois, rite d'offrande. J?ouvrirai grand les yeux d?abord en fixant le ciel jusqu?à ce que son coton blanc teinte ma pupille. La pluie s?engorgera dans mes paupières comme à Paris les larmes dans un caniveau. Alors je les fermerai et écouterai la pluie s?affaler sur
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6 janvier
Il me demande ce qui me fait le plus peur. Dehors, il neige vraiment. Je lui réponds la mort des miens, douleur sans frontières. Demain, ça glissera dehors, peut-être devrais-je renoncer au scooter. Il m?interroge sur ma propre mort, je lui dis que je ne la crains pas, sans doute parce que je n?ai pas suffisamment grandi pour l?envisager. J?allume une cigarette. Demain sera toujours mieux. On fera une bataille de boules de neige. Demain, ça glissera dehors mais il faudra aller travailler. Demain c?est tout à l?heure, si loin parce qu?il me demande. Si ce qui compte c?est
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25 novembre- P'tit peu colère
Dans une boîte griseMes heures séquestréesPar des murs de néonLa vie la mienne pas la vôtreEst-là dehors en basEt là à l?intérieur de moiL?âme ne se rive pasAucune de vos lancesN?entamera mon silenceMes pieds s?empêtrentDans les entrelacsNoués là sous mes pasCe ne sont que mes piedsMa pensée, elle, avanceChacun de vos piègesM?alloue de l?importance Je pourrais bien iciFinir misanthrope Vous n'êtes que des hommesMais ce serait vous donnerBeaucoup trop d?importanceEt vous faire exister Alors que là-basSans doute un ours naît-ilQui m?y attendra
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16 décembre
Ma pensée bruisseLangue vagueLénifiée de janvierSe largue molleSur la plageSupplie le sableDe la garderS?étend en moiLa lande de l?hiverMon animal s'endortSur un fil de gelGlissent mes lucioles d?étéSilencieuseChaque jour est nuitOù le ciel est blanc
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31 octobre - Coup de vent
Ce soir c?est le coup de vent froid. Il arrive parfois, je le connais. Il s?abat par surprise, il est sombre, effilé, il dévaste les certitudes, arrache ces minuscules branches dont j?étais fière. Après il faut tout refaire. Il a dans son souffle des notes et des bribes d?instants fétides, il fait vaciller en déroulant sous les pieds un tapis de néant, sa cagoule couvre des yeux clairs, il glace les sourires, pétrifie les rires, sort de ma bouche des mots que je ne voudrais pas dire. Il fait le vide autour de moi à mesure qu?il emplit mon esprit de gouache noire. A mesure q
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19 novembre - Douceur
Sur le chemin d'un rêveLa nuit dernière on m'a donnéUn baiser vibrant de douceurEn mon âme je l'ai poséCailloux du petit PoucetJusqu'au matin je l'ai gardé
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15 novembre - Essence
Lécher le goulotDes vies des autresOurler les bords de l?âmeDe leurs gouttes d?essenceSe réchauffer, se brûlerOu se jucher dessus S'oublier, flotter au mondeComme à la première seconde
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3 novembre - L'actu cruciale du jour
"Consommer des cacahuètes jeune prévient des risques d'allergiePublié le 03 novembre 2008 - 09:46 (ici: http://www.larep.com/bien_etre-7677.html)Les enfants qui ne mangent pas de cacahuètes durant leur petite enfance ou enfance ont 10 fois plus de risques de développer une allergie à cette arachide, que ceux qui y ont été exposés, d'après une étude publiée dans l'édition de novembre de The Journal of Allergy and Clinical Immunology.Les chercheurs ont comparé l'incidence de l'allergie à la cacahuète parmi des enfants aux données sur la consommation de cacahuète provenant de m
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13 novembre- Voilà c'est là
Gentes dames et damoiseaux, annonce faite sur cette place publique : j?ai enfin une nouvelle maison !Elle n?est pas en carton.Elle est d?un bordeaux couleur vin et ses boiseries sont chaudes.Elle est pensée dans ses moindres détails et toute chose y trouve une place.Dans la cuisine, la petite lumière de la hotte tisse des rideaux autour de mes gestes et concentre, comme un projecteur de cinéma, la confection de plats en un moment unique.Il y fait doux et grand jour même sous le ciel de novembre.La nuit, les lumières s?y tamisent.Je crois qu?il fera bon y écrire.Au matin, plus
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